Guinee_conakry

 

Les élections communales ont eu lieu le 04 février 2018. La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a proclamé par la suite les résultats définitifs après la période d’examen par les tribunaux de première instance (TPI) des contentieux enregistrés. Le code électorale adopté par l’actuelle législature stipule que les décisions des TPI ne sont susceptibles d’aucun recours, mais cela n’a pas empêché l’opposition dite républicaine conduite par son chef de file de « réclamer les vrais résultats » et de s’arcbouter sur cette position. Cette opposition précise que « les contentieux électoraux qui font l’objet de ses réclamations concernent 12 circonscriptions sur près de 340 que comptent la Guinée ». A cet effet, elle a organisé des manifestations de rue qui ont enregistré près d’une dizaine de personnes tuées. Par la suite elle a fini par rejoindre « la table de négociation au sein du comité de suivi des accords politiques présidé par le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation ». Depuis lors, ce comité de suivi (composé de représentants de la mouvance présidentielle, de l’opposition républicaine et de l’UFR) n’a pas pu dénouer la crise.

 

Le Gouvernement de son côté s’obstine de ne pas procéder à l’installation des élus communaux alors que les dispositions réglementaires l’y obligent. Cette situation inédite et paradoxale nous interpelle par plusieurs aspects :

En guise de conclusion

Le Président de la République, clé de voûte des institutions et garant de leur bon fonctionnement ne devrait pas tolérer encore plus longtemps cette entorse grave à l’ordre républicain. En effet la non-installation des élus communaux est purement et simplement une négation de la souveraineté du peuple de Guinée qui a élu peu ou prou des citoyens pour gérer les collectivités locales du pays.

L’existence de conseils communaux pluralistes où des diverses sensibilités sont représentées n’est–il pas le meilleur moyen d’enraciner une culture de gouvernance locale partagée et solidaire ? Devons-nous priver encore longtemps notre pays de ce puissant levier de participation citoyenne et de développement local ?

La stabilité de la Guinée repose avant tout sur les conseils communaux qui représentent les populations à la base. L’intérêt national recommande de se hâter pour que leur installation soit effective afin d’asseoir une gouvernance locale facteur de paix et de concorde nationale. Il est impérieux de restaurer la confiance qui est profondément écorchée !

 

 

 

 

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