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Le vendredi prochain 24 février, le tribunal de Dixinn devra délibérer sur la plainte relative à la décision portant « exclusion de BAH Oury fondateur et 1er Vice-Président de l’UFDG en charge des Relations Extérieures et de la Communication ». Ce nouveau rendez-vous fait suite à quatre autres renvois qui selon les praticiens du droit ne devraient pas aller au delà de trois au risque de s’assimiler à un refus de juger. A cet égard l’Etat doit veiller à la protection juridictionnelle lorsque les délais de procédures s’avèrent anormalement longs afin qu’il ne puisse y avoir un déni de justice. A juste raison, il s’agit bel et bien de l’avenir de l’UFDG qui est en jeu. Cette affaire mérite ainsi un éclairage objectif pour que l’opinion soit correctement informée des enjeux autour de ce litige.

 

D’abord les faits

 

 

Quels sont les arguments évoqués pour l’exclusion

 

Ils sont principalement de deux ordres : se soumettre à la discipline telle que pensée et voulue par Cellou Dalein et ensuite faire de lui la source de toute légitimité au sein de l’UFDG en développant une dévotion sur sa personne. Il va s’en dire que cette conception narcissique et stalinienne de la vie politique ne peut pas être acceptée par le combattant pour la cause des droits de l’homme et de la démocratie qu’est BAH Oury depuis sa prime jeunesse. En réalité il s’agit du divorce entre deux visions du monde et de la société, d’un côté la culture autoritaire du parti unique et de l’autre celle de la démocratie et de la liberté. Rétifs à l’existence de débats ouverts et responsables les amis de Cellou Dalein craignaient le retour de BAH Oury qui avait clairement appelé à la rénovation et à la démocratisation de l’UFDG.

 

L’exclusion viole des dispositions statutaires

 

Le tribunal de Dixinn devra se prononcer vendredi 24 février sur la conformité « de la décision n°013/UFDG/CAB/2016 portant exclusion de M. BAH Amadou Oury de l’UFDG au regard des statuts et du règlement intérieur de ce parti.

 

En conclusion

 

Nous verrons si le droit sera dit par le tribunal de Dixinn ; ce que par ailleurs nous espérons vivement. En définitive la démocratie et l’Etat de droit ne peuvent prospérer sans une justice juste, transparente et équitable. Le 24 février est une épreuve supplémentaire pour connaître l’état de la justice en Guinée.

 

 

 

 

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